Lorsque nous avons choisi d’aller à Saint-Emilion via Libourne à vélo, nous avions déjà parcouru le chemin sur la piste cyclable Roger Lapébie. L’idée était de partir sur un week-end à deux pour une belle balade de cyclotourisme autour de Saint-Emilion, en découvrant un nouveau trajet. D’où le choix de traverser la zone de rencontre entre Bordeaux Métropole et l’entre-deux-mers.

Saint-Emilion via Libourne – L’itinéraire

Côté préparatifs, nous avons adapté les propositions des différents sites pour minimiser les côtes nous paraissant inutiles, quitte à rajouter quelques km pour contourner une bute. Nous avons bien entendu fait attention à suivre les recommandations de Geovelo pour ne pas emprunter de routes passantes. Et encore une fois, le résultat était assez réussi !

L’itinéraire que nous avons emprunté pour nous rendre à Saint-Emilion via Libourne en vélo :

Distance parcourue : 48km
Durée estimée : 5 à 6h

Dénivelé positif : 376m
Difficulté : facile

Et l’itinéraire que nous avons emprunté depuis Saint-Emilion pour rejoindre notre chambre d’hôtes, le château du Palanquey, à Sainte-Colombe :

Distance parcourue : 11km
Dénivelé positif : 30m

Quitter Bordeaux

En commençant l’itinéraire depuis la rive gauche de Bordeaux, nous avons comme toujours le plaisir de traverser le Pont de Pierre. Surtout depuis qu’il a été fermé à la circulation automobile. C’est d’ailleurs un plaisir partagé, puisqu’en moyenne 10 000 cyclistes l’empruntent chaque jour. C’est donc une belle chaussée de la largeur d’une voie de bus qui nous amène au début de l’avenue Thiers. Cette avenue est également agréable, puisqu’un couloir de bus est presque exclusivement dédié aux vélos. C’est parti pour Saint-Emilion via Libourne !

Direction Libourne à vélo

Au bout de cette avenue, la côte menant aux 4 Pavillons annonce le début des hostilités. Sa difficulté réside dans sa longueur, et sa pente qui s’accentue après le virage. Le bon côté des choses est que l’aménagement a été bien pensé : il s’agit d’une piste cyclable complètement isolée de la route, sur laquelle on peut prendre son temps. L’autre bon côté des choses (pourquoi y aurait-il un mauvais côté ?) est qu’un Tram circule en parallèle. Si cette côte vous fait peur, n’hésitez pas à monter dans un Tram (hors heure de pointe pour y mettre le vélo). Pour le prix d’un ticket, vous aurez économisé un bel effort. Nous avons fortement hésité à utiliser cette technique, mais finalement, nous avons pris notre courage à deux mains et nous sommes montés à vélo.

Ensuite, nous avons longé le Tram pour un itinéraire plus direct. Mais moins agréable, car il n’y a pas ou peu d’aménagements cyclables sur cette voie peu large. Préférez emprunter la rue Edouard Herriot suivie de la rue Montaigne, à Lormont, qui sont nettement moins passantes. Ou mieux, l’avenue de Paris, plus passante mais mieux aménagée.

Une fois la rocade passée, les aménagements étaient présents, jusqu’au centre de Carbon Blanc. On se retrouve alors une route avec du trafic, mais peu rapide, puisqu’il s’agit d’une zone 30. Juste après, petite surprise sous l’A10, où une piste cyclable séparée de la chaussée nous a donné un peu de joie. Très peu de joie finalement, car le tunnel passé, fin de la piste cyclable, et donc retour sur la route (mention spéciale aux aménageurs). Heureusement, ça n’a pas duré longtemps, puisque l’entrée dans Sainte Eulalie annonçait l’arrivée des routes secondaires.

Cyclotourisme via Libourne

D’abord des routes secondaires traversant des quartiers pavillonnaires, avant d’attaquer nos préférées : les routes de campagne. Quel plaisir de nous y retrouver, au milieu des champs et des forêts, sans circulation. Nous avons parcouru ainsi la petite vingtaine de km nous séparant de la Dordogne.

Une maison en pierre sur la route pour Saint-Emilion via Libourne
Une maison en pierre à architecture atypique telle qu’on en rencontre régulièrement sur les petites routes de campagne
Paysage champêtre en direction de Saint-Emilion via Libourne à vélo
Les vaches font partie du paysage en direction de Libourne

Arrivés sur ses berges, la route choisie croisait plusieurs fois la voie ferrée ; parfois au-dessus, parfois en-dessous. Attendez-vous à avoir de jolies côtes et descentes ! Passée la dernière descente, le calme plat jusqu’au pont menant à Libourne.

Admiration de la Dordogne en allant à Saint-Emilion via Libourne à vélo
La Dordogne s’offre à nous lors d’une pause à Arveyres
Balade à vélo le long de la Dordogne en allant à Saint-Emilion via Libourne
Le cyclotourisme nous régale par ses coins cachés offrant des vues reposantes

Nous avons particulièrement apprécié le paysage de l’ancien marais d’Arveyres avec ses curiosités. Vous y retrouverez par exemple le pont des cent arches, construit au milieu du XIXième siècle pour traverser ce marais. C’était à l’époque le plus long de France.

Mais aussi des cigognes, et des paons dans le jardin d’une maison en bord de route.

Couple de cigognes dans leur nid, l'occasion d'une petite pause pendant notre balade à vélo vers Saint-Emilion via Libourne
Couple de cigognes dans leur nid surplombant l’ancien marais d’Arveyres

L’itinéraire prévu nous a fait remonter sur la route principale au dernier moment. Et c’est tant mieux, car bien qu’elle soit dotée d’une belle bande cyclable sur le bord de la chaussée, elle est très passante et donc peu agréable.

De Libourne à Saint-Emilion

Pour aller à Saint-Emilion via Libourne, on passé évidemment par … Libourne. Nous y avons fait un petit crochet par quelques ruelles mignonnes, avant de retourner sur notre itinéraire d’origine. Les derniers km se font sur une route assez peu passante (peut-être parce-qu’on était en hiver), montant progressivement. Manque de chance, nous avions un fort vent d’Est qui nous a donné du fil à retordre. Alors qu’en général, dans la région, le vent vient plutôt de l’autre côté … Ca fait les mollets !

Passé Libourne, la route monte progressivement vers Saint-Emilion sans aménagement cyclable
La montée s’accentue légèrement à l’approche de Saint-Emilion
Le but de notre randonnée à vélo est proche : le clocher de Saint Emilion
Bientôt arrivés à Saint-Emilion !
Dernière pause pour nos vélos à l'approche de Saint-Emilion
Les murs en pierre de Saint-Emilion, qui renferment de grands vignobles, nous accompagnent pour les derniers coups de pédales

Remonter sur le vélo jusqu’à Sainte-Colombe

Nous avions décidé de dormir sur place. Mais pas exactement. Notre hébergement se situait à Sainte-Colombe, 11km plus loin. Après avoir bien profité de Saint-Emilion, nous avons repris la route pour le plus grand plaisir du paysage : des vignobles à perte de vue. Vignobles d’hiver, sans feuilles, mais agréables. Et le calme, toujours sur des routes secondaires.

A Sainte-Colombe, ne ratez pas l’église romane, qui permet, en accès libre, de se rendre dans son clocher en prenant de minuscules escaliers et des portes très étroites. Claustrophobes s’abstenir !

En arrivant de Saint-Emilion à vélo, rien de tel que gravir quelques marches !
Visite atypique en cyclotourisme : monter au-dessus de la voute d’une église romane !
Poser le vélo au pied de l'église et admirer la vue pour bien finir la balade
Le clocher de l’église de Sainte-Colombe vu de l’intérieur

Se reposer après une journée de cyclotourisme

Nous avions réservé au Château du Palanquey, très belle maison d’hôte avec SPA et piscine (intérieure et extérieure). Les hôtes (et leur gentil chien) sont particulièrement accueillants et aux petits soins avec leurs clients.

Pour un week-end en couple, nous vous recommandons vivement leur établissement. Les chambres sont spacieuses et joliment décorées. Le Château du Palanquey propose des activités en libre service telles que piscine, SPA, sauna, billard, divers jeux mais aussi collabore avec des professionnels locaux pour proposer des visites/cours dans des châteaux ou cours de yoga, entre autres.

Pour ce weekend d’Oenotourisme, nous avons opté pour un cours d’assemblage de vin. C’est au Château Mangot, voisin de notre maison d’hôtes, que nous avons testés notre goût et odorat, avant de manger à la table d’hôte. Ce point d’organisation est important, puisqu’il peut être compliqué de se rendre dans un restaurant de nuit, en pleine campagne, à vélo.

Découvrez l’itinéraire via la piste Roger Lapébie et faites votre choix. Ou faites comme nous, l’un à l’aller, l’autre au retour ! L’un comme l’autre sont de très belles balades.


Découvrez d’autres aventures de Laurette à Bicyclette !


0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *